Ces deux derniers siècles ont vu notre système sociétal se transformer s’améliorer, s’adapter ou faire adapter son environnement au travers de cycles historiques bien identifiés.
Il s’agit de cycles de destruction (les guerres) et de construction (les découvertes géographiques, les modes urbanistiques), de « désenseignement » (obscurantismes religieux) et d’enseignement (les découvertes scientifiques, artistiques, culturelles, les réformes éducatives) et enfin d’ordres (le droit de vote et la souveraineté populaire, la liberté d’entreprendre, l’expansion des marchés par la mondialisation) et de désordres socio-économiques (krachs boursiers, précarisation de l’emploi, dettes nationales) que les cycles précédents ont pu générer.
Dures ou molles, les sciences ont amené au genre humain une meilleure appréhension de son environnement systémique ainsi qu’une meilleure compréhension de l’être vivant.
Mais aujourd’hui, l’interaction de différents systèmes complémentaires, l’amoncellement de structures organisationnelles similaires et l'opposabilité d’autres, rendent la lecture des espaces synergiques (sur lesquels vivent ces systèmes) de plus en plus complexe.
Cette économie violente de l’Homme contre la Nature dont l’imprégnation est tenace, est de moins en moins productive. Les crises économiques, politiques et sociales persistent car nous vivions dans cette contradiction entre ce que l’on croit efficace et ce qui l’est en réalité et qu’il y a eu une rupture : l’entrée dans l’Économie Immatérielle et Intelligence Collective.
Celle des échanges de l’Information, libre de droits, disponible et manipulable, grandement facilités par les révolutions technologiques. Celles des déplacements modifiant les notions de l’espace et du temps, facilités par l’évolution des infrastructures.
Sur cette complexité, la société continue à évoluer, à se développer car les individus ont créé leur propre ordre au sein de celle-ci. Notamment, en créant leur système organisationnel identitaire de référence sous une forme de groupe de référence. Sont apparus alors, des réseaux idiosyncrasiques de production, des systèmes communautaires d’idéologies ou des TRIBUS de consommation que l’on soit sur un volet économique, social ou de marketing.
***reproduction interdite*** Corinne Jeanny-Gautier
